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Les inspecteurs de la Direction générale antifraude fiscale de l’ANAF ont découvert un mécanisme par lequel cinq entreprises faisant venir des travailleurs d’Asie auraient réduit artificiellement leurs obligations fiscales de plus de 6,2 millions de lei. Les vérifications ont porté sur des factures d’un montant total de plus de 32 millions de lei, émises par trois autres sociétés.
Selon la DGAF, les cinq sociétés auraient enregistré dans leur comptabilité des documents relatifs à des services qui n’auraient en réalité pas été fournis. Les factures auraient été utilisées pour créer des dépenses fictives et déduire indûment la TVA, ce qui a entraîné la déclaration répétée de soldes négatifs dans les déclarations fiscales.
L’analyse des risques a montré que les sociétés émettrices présentaient des situations juridiques et fiscales non conformes, certaines étant inactives, en insolvabilité ou radiées. Les inspecteurs ont également identifié des liens entre les entreprises et un groupe commun de personnes. Dans certains cas, les administrateurs déclarés n’auraient pas été en mesure d’expliquer l’activité des sociétés ou les opérations inscrites dans les documents.
Le système RO e-Factura aurait été utilisé pour créer une apparence de légalité et transférer successivement les obligations fiscales au sein d’une chaîne de transactions artificielles. À l’issue des vérifications, la DGAF a établi des obligations supplémentaires de plus de 6,2 millions de lei, correspondant à la TVA, à l’impôt sur les bénéfices et à l’impôt sur les dividendes. L’autorité rappelle que les déductions fiscales doivent reposer sur des opérations réelles et des pièces justificatives.
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