L’énergie produite à partir de lignite en Roumanie a été plus chère qu’il n’y paraissait, car une part importante des coûts a été transférée au budget de l’État, aux contribuables et aux consommateurs, selon une analyse de l’Association Energia Inteligentă (AEI), signée par Dumitru Chisăliță.
Selon le document, la facture réelle comprenait des subventions, des dettes envers l’État, les pertes des entreprises, des investissements publics, des obligations environnementales ainsi que les coûts liés à la fermeture des mines et à la remise en état des terrains. Après 2013, le coût de l’énergie produite au charbon aurait constamment dépassé le prix moyen de gros, et l’écart s’est accentué après 2018.
Les certificats CO2 ont fortement augmenté les dépenses, passant d’environ 95 lei/MWh en 2018 à quelque 500 lei/MWh en 2022. Pour 2024-2026, l’AEI estime le coût entre 330 et 350 lei/MWh. Même sans ces certificats, l’énergie produite au charbon resterait en 2026 supérieure d’environ 130 lei/MWh à la moyenne du marché.
En 2022, lorsque le prix moyen de l’énergie a atteint environ 1 131 lei/MWh, le coût intégral de la production au charbon était estimé à quelque 1 320 lei/MWh sans aides. L’AEI estime que le maintien de certaines centrales peut être temporairement justifié pour la sécurité du système, mais avertit que la Roumanie a tardé à investir dans le gaz, le stockage, les réseaux et l’hydroélectricité. La conclusion de l’analyse est que le lignite n’est plus compétitif pour la production permanente et pourrait n’avoir qu’un rôle de réserve.
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