L'Union européenne et le Canada ont lancé des négociations pour un accord sur le commerce numérique qui vise à faciliter le commerce numérique transfrontalier, à renforcer la protection des consommateurs en ligne et à établir des règles communes concernant les flux de données, les signatures électroniques et le commerce sans documents.
L'Union européenne et le Canada ont lancé à Toronto les négociations pour un accord sur le commerce numérique, une initiative qui vise à faciliter les échanges numériques transfrontaliers et à établir des règles communes pour l'économie numérique entre deux des partenariats commerciaux les plus intégrés de l'UE.
En bref 1.L'UE et le Canada ont lancé les négociations pour un accord sur le commerce numérique (DTA).
2.L'accord vise à établir des règles claires et prévisibles pour le commerce numérique entre les deux économies.
3.Les négociations reposent sur le partenariat économique établi par l'accord CETA, en vigueur depuis neuf ans.
4.Le DTA inclura des règles concernant le commerce sans documents, la validité des signatures électroniques et l'interdiction des droits de douane pour les transmissions électroniques.
5.L'accord promouvra des flux de données sécurisés et limitera les exigences de localisation des données ou les transferts forcés de code source.
6.L'UE et le Canada cherchent à établir des normes internationales élevées pour le commerce numérique.
7.Le commerce numérique représente plus de 60 % du PIB mondial, et plus de la moitié du commerce de l'UE avec des services se déroule déjà numériquement.
Les négociations pour l'accord sur le commerce numérique ont été lancées par le commissaire européen au commerce et à la sécurité économique, Maroš Šefčovič, et par le ministre canadien du commerce international, Maninder Sidhu. L'initiative marque une nouvelle étape dans l'approfondissement de la relation économique entre les deux parties, après près d'une décennie de mise en œuvre de l'accord commercial CETA.
Selon la Commission européenne, l'accord devrait faciliter le commerce numérique transfrontalier et offrir des règles claires pour les entreprises et les consommateurs participant à l'économie numérique. De plus, l'accord devrait créer un environnement en ligne sûr, avec des normes élevées pour la protection des données personnelles et de la confidentialité, ainsi que des protections contre les messages commerciaux non sollicités.
Le commissaire européen Maroš Šefčovič a souligné le rôle stratégique de l'accord dans l'approfondissement de la relation économique entre l'UE et le Canada. Il a déclaré que le lancement des négociations montre la volonté des deux parties de porter le partenariat économique à un nouveau niveau, expliquant que « En lançant des négociations sur un accord sur le commerce numérique, nous sommes prêts à porter le partenariat UE-Canada à un niveau supérieur ». Il a souligné l'importance du commerce numérique dans la relation bilatérale, ajoutant que « Déjà plus de 40 % de nos 51 milliards d'euros dans le commerce des services est livré numériquement ».
En traduisant en roumain, le commissaire a déclaré que « par le lancement des négociations pour un accord sur le commerce numérique, nous sommes prêts à porter le partenariat UE-Canada au niveau suivant » et que « déjà plus de 40 % de notre commerce de 51 milliards d'euros en services est livré numériquement ».
Šefčovič a souligné que les flux de données sont à la base des économies modernes et que « les flux de données alimentent bien plus que les entreprises technologiques – aucune économie moderne ne fonctionne sans des données fiables et sécurisées ». Il a comparé le nouvel accord à l'évolution de la relation commerciale entre les deux parties, affirmant que « Si le CETA a posé les fondations, un accord sur le commerce numérique construira le prochain étage. »
Dans la version roumaine, le message est que « les flux de données alimentent bien plus que les entreprises technologiques – aucune économie moderne ne fonctionne sans des données sûres et de confiance » et que « si le CETA a posé la fondation, un accord sur le commerce numérique construira le niveau suivant ».
L'accord devrait renforcer la sécurité juridique pour les entreprises en promouvant le commerce sans documents et en reconnaissant les signatures électroniques, les contrats numériques et les factures électroniques. De plus, les négociations visent à prévenir les exigences injustifiées de localisation des données et les transferts forcés de code source, considérés comme des barrières au commerce numérique.
L'initiative reflète l'engagement des deux parties en faveur d'un système commercial ouvert et basé sur des règles et pour le renforcement des relations avec des partenaires « partageant les mêmes valeurs ».
Le lancement des négociations pour l'accord sur le commerce numérique a été préparé lors du sommet UE-Canada de juin 2025 et a été précédé d'un exercice de définition du champ d'application en septembre 2025. Le nouvel accord complétera le CETA, qui est entré en vigueur il y a neuf ans et a conduit à une augmentation des échanges commerciaux entre les deux parties : le commerce de biens a augmenté de 76 %, dépassant 81 milliards d'euros, et le commerce de services a augmenté de 97 %, atteignant près de 51 milliards d'euros.
Le commerce numérique est en forte croissance à l'échelle mondiale, représentant plus de 60 % du PIB mondial. L'Union européenne est l'un des principaux acteurs du commerce des services livrés numériquement, qui en 2023 a représenté environ 54 % du commerce total de l'UE avec des services, avec 670 milliards d'euros d'importations et 661 milliards d'euros d'exportations.
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