Eurostat montre que, dans le premier trimestre de 2026, 108.475 citoyens en dehors de l'Union européenne ont reçu l'ordre de quitter un État membre, tandis que 34.550 ont été renvoyés dans des pays tiers après un tel ordre. Par rapport à la même période de 2025, le nombre d'ordres de départ a diminué de 12,8 %, tandis que le nombre de renvois a augmenté de 8,1 %.
Les renvois de citoyens en dehors de l'Union européenne sans droit de séjour ont augmenté dans le premier trimestre de 2026, bien que le nombre de personnes à qui il a été demandé de quitter un État membre ait diminué. Selon Eurostat, 108.475 personnes ont reçu un ordre de départ, et 34.550 ont été renvoyées dans des pays tiers après un tel ordre.
En résumé
1. 108.475 citoyens en dehors de l'UE ont reçu l'ordre de quitter un État membre dans le premier trimestre de 2026.
2. 34.550 personnes ont été renvoyées dans des pays tiers après un ordre de départ.
3. Par rapport au premier trimestre de 2025, les ordres de départ ont diminué de 12,8 %.
4. Dans la même comparaison annuelle, les renvois dans des pays tiers ont augmenté de 8,1 %.
5. La plupart des renvois concernaient des citoyens de Turquie, de Géorgie et d'Albanie.
Les données d'Eurostat mesurent deux étapes différentes de l'application de la législation sur la migration. La première est l'ordre de quitter le territoire, c'est-à-dire la décision par laquelle une personne en dehors de l'UE est obligée de quitter un État membre. La seconde est le renvoi effectif vers un pays tiers, qui peut avoir lieu après un tel ordre.
La différence entre les deux chiffres est grande. Dans le premier trimestre de 2026, le nombre d'ordres de départ était plus de trois fois supérieur au nombre de renvois effectifs. Cette différence apparaît fréquemment dans les statistiques sur la migration, car une décision administrative ne conduit pas automatiquement à un départ immédiat.
Comparé au trimestre précédent, le nombre de citoyens en dehors de l'UE ayant reçu un ordre de départ a diminué de 7,9 %, tandis que le nombre de ceux renvoyés dans des pays tiers a augmenté de 2,0 %. Les données montrent ainsi la même tendance que dans la comparaison annuelle : moins de nouveaux ordres de départ, mais plus de renvois effectués.
En fonction de la nationalité, la plupart des ordres de départ dans le premier trimestre de 2026 concernaient des citoyens d'Algérie, avec 11.105 cas, du Maroc, avec 6.435, et de Syrie, avec 5.355. En ce qui concerne les renvois effectifs vers des pays tiers, la plupart des personnes étaient des citoyens de Turquie, avec 3.555, de Géorgie, avec 2.060, et d'Albanie, avec 2.050.
Au niveau des États membres, la France a enregistré le plus grand nombre d'ordres de départ, 34.880. Suivent l'Allemagne, avec 10.360, et l'Espagne, avec 9.275. Ces chiffres montrent où ont été émises le plus de décisions administratives de départ du territoire pendant la période analysée.
En ce qui concerne les renvois effectifs, l'Allemagne a eu le plus grand nombre, 7.300. La France a rapporté 3.775 renvois, et la Pologne 2.660. Ces données indiquent des différences entre les États qui émettent le plus d'ordres de départ et ceux qui rapportent le plus de renvois effectués.
Les statistiques arrivent à un moment où l'Union européenne discute intensément de l'efficacité de la politique de retour. L'augmentation du nombre de renvois peut être utilisée par les États membres comme un indicateur d'une application plus stricte des décisions de départ, mais les données montrent aussi que la majorité des ordres ne se transforment pas en renvois dans le même trimestre.
L'évolution du premier trimestre de 2026 montre un changement important dans l'application de la politique de migration : la pression administrative par des ordres de départ a diminué par rapport à l'année dernière, mais les renvois effectifs ont augmenté. Pour les gouvernements européens, la différence entre les deux chiffres reste l'une des questions les plus sensibles de la politique de migration.
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