En 2024, l’Union européenne a généré environ 765 millions de tonnes de déchets, hors déchets minéraux majeurs, soit 1 697 kg par habitant, selon les données publiées par Eurostat le 29 octobre 2026. Cette quantité a diminué de 2,1 % par rapport à 2022 et représente environ 35 % du total des déchets produits par les ménages et les activités économiques. L’indicateur mesure les déchets générés à l’échelle de l’ensemble de l’économie, rapportés à la population, et non la quantité de déchets produite par chaque personne à son domicile.
En bref Sur les 2,196 milliards de tonnes de déchets générés dans l’UE en 2024, environ 765 millions de tonnes subsistaient après exclusion des déchets minéraux majeurs. Cela correspond à 1 697 kg par habitant. Par rapport à 2022, les déchets hors composante minérale majeure ont diminué d’environ 16 millions de tonnes, soit 2,1 %. Le total de tous les déchets a reculé de 0,9 %. Malte, l’Irlande et la Slovénie ont enregistré les plus faibles quantités par habitant dans la catégorie analysée ; l’Estonie, la plus élevée. La valeur de la Roumanie pour 2024 n’est pas disponible dans le jeu de données d’Eurostat. Les déchets municipaux constituent une catégorie distincte : Eurostat a publié séparément le chiffre de 517 kg par habitant en 2024. Ce chiffre ne peut pas être utilisé comme équivalent de l’indicateur de 1 697 kg. Parmi l’ensemble des déchets traités dans l’UE, 42 % ont été recyclés et 29,9 % mis en décharge. Ces proportions incluent les déchets minéraux majeurs et ne s’appliquent pas uniquement aux 765 millions de tonnes. Les quantités générées et traitées ne sont pas directement comparables.
Déchets minéraux majeurs inclus, l’UE a généré environ 2,196 milliards de tonnes en 2024, soit 4 872 kg par habitant. La catégorie exclue de l’indicateur de 1 697 kg comprend les déchets minéraux issus de la construction et de la démolition, les autres déchets minéraux, les sols et les matériaux dragués. Les volumes importants liés à l’extraction et à la construction peuvent dominer les statistiques nationales ; leur exclusion permet des comparaisons plus pertinentes entre des économies aux structures différentes, sans éliminer toutes ces différences.
Par rapport à 2022, le total de tous les déchets a diminué d’environ 20 millions de tonnes, soit 0,9 %. La baisse de la catégorie excluant les déchets minéraux majeurs a atteint environ 16 millions de tonnes, soit 2,1 %. Les évolutions sectorielles ont toutefois été différentes : alors que les déchets du secteur de l’énergie et de l’industrie manufacturière ont diminué, ceux des services de distribution d’eau et de gestion des déchets ont augmenté.
Dans cette catégorie, les services de distribution d’eau et de gestion des déchets ont généré environ 222 millions de tonnes, les ménages 189 millions et l’industrie manufacturière 153 millions. Le premier secteur comprend également des déchets secondaires, tels que les résidus issus du tri ou de l’incinération. Ceux-ci sont enregistrés après la production initiale des déchets ; une augmentation des résidus de traitement n’indique donc pas automatiquement un volume équivalent de nouveaux déchets provenant directement de la production ou de la consommation.
À l’échelle nationale, les quantités hors déchets minéraux majeurs allaient de 1 092 kg par habitant à Malte à 4 703 kg en Estonie. L’Irlande a enregistré 1 199 kg et la Slovénie 1 254 kg. Le niveau élevé de l’Estonie est lié à la production d’énergie à partir de schistes bitumineux. Eurostat ne publie pas, dans ce jeu de données, de valeur pour la Roumanie au titre de 2024.
Les déchets municipaux couvrent un champ statistique plus restreint : ils comprennent les déchets des ménages et d’autres déchets de nature et de composition similaires, mais pas de nombreux flux industriels, agricoles ou issus de la construction. Pour cette catégorie, Eurostat a publié séparément 517 kg par habitant dans l’UE en 2024. L’indicateur municipal ne se limite pas non plus exclusivement aux déchets produits dans les logements, puisqu’il inclut également des déchets similaires provenant d’autres sources.
En matière de traitement, environ 1,956 milliard de tonnes ont été traitées dans l’UE en 2024. Sur ce total, 42 % ont été recyclées, 13,3 % utilisées pour le remblayage, c’est-à-dire pour remplacer d’autres matériaux lors du comblement de zones excavées ou dans des travaux d’aménagement, et 6,5 % valorisées énergétiquement. Par ailleurs, 29,9 % ont été mises en décharge, 7,9 % éliminées par d’autres opérations et 0,4 % incinérées sans récupération d’énergie. Ces proportions concernent l’ensemble des déchets traités, y compris les déchets minéraux majeurs ; l’agrégat de 37,8 % correspondant à la mise en décharge et aux autres formes d’élimination ne représente pas uniquement la mise en décharge.
La différence entre le total généré et le total traité ne mesure pas la quantité restée non traitée. Les statistiques de traitement incluent les déchets importés, excluent les déchets exportés et suivent le traitement final, tandis que les statistiques de génération incluent également les déchets secondaires. Le stockage et le délai entre la production et le traitement des déchets contribuent aussi aux écarts entre les deux totaux.
Les données européennes sur la génération et le traitement des déchets sont établies tous les deux ans, à partir d’enquêtes, de sources administratives et d’estimations statistiques. Les valeurs par habitant utilisent la population moyenne annuelle. Eurostat indique que l’agrégat de l’UE concernant la génération de déchets en 2024 est une valeur imputée, obtenue par complétion statistique des données.
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