La Commission européenne a présenté un plan d'action pour la route migratoire du Canal de la Manche, avec des mesures pour lutter contre les réseaux de trafic de migrants, renforcer la coopération avec les pays d'origine et de transit, sécuriser les frontières et accroître la coopération avec le Royaume-Uni. L'exécutif européen affirme que, bien que les passages illégaux aux frontières extérieures de l'Union européenne aient diminué de 55 % depuis 2024, près de 64 000 tentatives de traversée du Canal ont été enregistrées en 2025. La Commission européenne a présenté un plan d'action pour la route migratoire du Canal de la Manche, qui propose des mesures opérationnelles le long de l'ensemble de la route, des pays d'origine et de transit jusqu'aux frontières entre le Royaume-Uni et les États membres les plus exposés. Le plan vise à lutter contre les réseaux de trafic de migrants, à renforcer la gestion des frontières et à accroître les retours, en coopération avec les agences de l'Union européenne et avec le Royaume-Uni. En résumé 1. La Commission européenne propose un plan d'action pour la route migratoire du Canal de la Manche, avec des mesures sur l'ensemble de la route. 2. Le plan se concentre sur trois priorités : la diplomatie migratoire, le démantèlement des réseaux de trafic de migrants et le renforcement de la gestion des frontières. 3. La Commission affirme que les passages illégaux aux frontières extérieures de l'Union européenne ont diminué de 55 % depuis 2024. 4. Les tentatives de traversée illégale du Canal ont diminué de 44 % en 2026, mais restent élevées, avec près de 64 000 tentatives en 2025. 5. Le Royaume-Uni est présenté comme un partenaire clé pour la sécurité des frontières, la lutte contre le trafic de migrants et la réduction des incitations à la migration illégale. La Commission affirme que la migration illégale le long de la route du Canal de la Manche entraîne des pertes de vies humaines en mer et met la pression sur le contrôle aux frontières, l'ordre public et les capacités d'accueil dans les États membres les plus touchés. L'exécutif européen soutient que la route alimente des déplacements non autorisés dans l'Union européenne et dans l'espace Schengen et renforce les réseaux criminels organisés qui facilitent le trafic de migrants. Le plan intervient après une baisse générale des passages illégaux aux frontières extérieures de l'Union européenne. Selon la Commission, ceux-ci ont diminué de 55 % depuis 2024, et les passages illégaux à la sortie sur la route du Canal ont diminué de 44 % en 2026. Le niveau reste cependant élevé, avec près de 64 000 tentatives de traversée du Canal en 2025. Les trois axes du plan sont le renforcement de la diplomatie migratoire le long de la route, le démantèlement des réseaux de trafic de migrants et de leur infrastructure criminelle, et le renforcement de la gestion des frontières. La Commission précise que ces priorités seront abordées avec le soutien des agences de l'Union européenne et en coopération avec le Royaume-Uni. Le Royaume-Uni est décrit comme un partenaire clé pour la mise en œuvre du plan. La Commission affirme qu'étant donné la nature commune du défi et les mesures déjà prises par Londres, des actions supplémentaires du Royaume-Uni seront essentielles pour renforcer la sécurité des frontières, lutter contre le trafic de migrants et réduire les incitations à la migration illégale. La première composante du plan concerne la diplomatie migratoire. La Commission souhaite intensifier la coopération avec les pays d'origine et de transit et avec les organisations internationales, y compris par une approche le long de toute la route et par la coordination des campagnes d'information de l'Union européenne et du Royaume-Uni pour les migrants dans les pays d'origine et de transit. Cette composante inclut également le renforcement de la coopération en matière de retours et de réadmission. La Commission lie ces mesures à l'objectif de prévenir les voyages dangereux et de maintenir la réduction des arrivées illégales sur la route du Canal. La deuxième composante vise les réseaux de trafic de migrants. Le plan appelle à une coopération opérationnelle commune renforcée dans le cadre de la Plateforme multidisciplinaire européenne contre les menaces criminelles, EMPACT, ainsi qu'à une coopération plus étroite entre les États membres, Europol, Frontex, Eurojust et les partenaires internationaux. Les États membres travailleront, avec le soutien du Centre Europol contre le trafic de migrants, à la cartographie des réseaux de contrebande le long du Canal. La Commission annonce également l'examen de mesures supplémentaires pour interrompre les chaînes logistiques des petites embarcations et pour lutter contre la dimension en ligne du trafic de migrants, en collaboration avec le Forum de l'UE pour Internet et les fournisseurs de services en ligne. La troisième composante concerne la gestion des frontières. Le plan vise à accroître la capacité opérationnelle aux frontières entre le Royaume-Uni et les États membres les plus exposés, grâce à une meilleure connaissance de la situation, à l'échange d'informations et à la coopération opérationnelle. La Commission mentionne le renforcement du Centre européen contre le trafic de migrants d'Europol et de la cellule d'information franco-britannique à Calais. Le plan inclut également le déploiement de personnel et d'équipements Frontex, y compris des moyens de surveillance, le long des frontières du Canal et de la mer du Nord. Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive pour la souveraineté technologique, la sécurité et la démocratie, a déclaré que l'Union européenne intensifie la lutte contre la criminalité organisée et le trafic de migrants, en coopération avec le Royaume-Uni. Elle a décrit le plan comme faisant partie d'une approche plus large pour prévenir les voyages dangereux en mer et réduire les arrivées illégales. Le commissaire aux affaires intérieures et à la migration, Magnus Brunner, a déclaré que la migration illégale crée des opportunités pour les réseaux criminels de trafic de migrants. Il a affirmé que le plan renforcera la coopération avec le Royaume-Uni, soutiendra les États membres et contribuera à la sécurité européenne, tout en prévenant de nouvelles pertes de vies humaines le long de la route. Le plan repose sur la Stratégie européenne en matière d'asile et de gestion des migrations, qui appelle à une diplomatie plus forte dans le domaine de la migration et à une coopération renforcée avec les pays partenaires. La Commission le lie également aux efforts déployés dans le cadre de l'Alliance mondiale contre le trafic de migrants.
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