L’eurodéputé demande davantage de flexibilité pour les États et le maintien du financement européen du programme scolaire, en liant les repas servis aux enfants à l’accès des produits des agriculteurs au marché. Le débat en commission AGRI porte également sur les réserves stratégiques, l’alerte précoce et les limites de l’intervention publique lors des crises agricoles.
L’eurodéputé Daniel Buda a demandé que les États membres puissent servir des repas chauds dans le cadre du programme scolaire européen, tout en maintenant le financement européen et en bénéficiant d’une plus grande flexibilité dans sa mise en œuvre. La proposition a été présentée lors du débat de la commission AGRI sur la réforme de l’organisation commune des marchés agricoles, au cours duquel le rapporteur Eric Sargiacomo a identifié l’élargissement de la gamme de produits distribués dans les écoles comme l’un des sujets d’un futur compromis.
En bref
Buda propose d’utiliser le programme scolaire pour servir des repas chauds. Il a lié la flexibilité accordée aux États à l’accès des enfants à la nourriture et à la valorisation des produits des agriculteurs.
Le rapporteur a inclus cette idée parmi les thèmes de négociation. Sargiacomo a explicitement mentionné la proposition de Buda ainsi que les discussions sur l’élargissement des produits distribués dans le cadre du programme.
La réforme est plus large que le programme scolaire. Près de 1 600 amendements portent notamment sur les interventions sectorielles, la préparation aux crises et les réserves de produits agricoles.
La Commission soutient la coordination de la préparation nationale. Les États élaboreraient des plans de sécurité alimentaire et pourraient constituer des réserves, tandis que l’UE coordonnerait les mesures.
Les repas chauds ne constituent pas un nouveau programme approuvé. Le débat n’a fixé ni budget supplémentaire, ni liste définitive de bénéficiaires, ni calendrier de mise en œuvre pour la proposition de Buda.
Buda, rapporteur fictif dans ce dossier, a présenté le programme scolaire comme une possibilité de soutenir simultanément l’alimentation des enfants et la vente des produits agricoles. Il a demandé la poursuite du financement européen et la liberté pour les États de servir des repas chauds dans les écoles. Dans son intervention, il a lié cette option au renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire et à la nécessité de marchés permettant de valoriser la production.
La discussion porte sur la réforme du programme européen destiné aux fruits, légumes et lait dans les écoles, incluse dans une révision plus large de l’organisation commune des marchés agricoles. Sargiacomo a indiqué que de nombreux amendements demandent le maintien d’un financement réservé au programme et la distribution de produits européens. Il a identifié l’élargissement de la gamme de produits et la proposition de Buda sur les repas comme des sujets sur lesquels les députés doivent parvenir à un accord.
La Commission européenne a soutenu l’objectif d’un programme plus simple et plus efficace. La représentante de la DG AGRI a expliqué que la proposition de la Commission donne la priorité aux produits de l’UE, soutient l’approvisionnement local et de saison, réduit les charges administratives et favorise des choix alimentaires plus sains pour les enfants. Elle s’est déclarée disposée à apporter des améliorations, à condition de préserver l’efficacité et les principaux objectifs du programme.
L’intervention de la Commission n’a pas défini la forme que pourraient prendre les repas chauds ni le financement d’une telle extension. La proposition de Buda reste incluse dans les négociations parlementaires. La réunion n’a fixé aucun critère définitif d’éligibilité pour les écoles ou les enfants et aucune date à partir de laquelle les États pourraient appliquer un nouveau dispositif de repas chauds financé de cette manière n’a été annoncée.
Le programme scolaire constitue l’un des volets d’une réforme ayant fait l’objet de 1 411 amendements, auxquels s’ajoutent les 187 amendements du rapporteur, soit un total de 1 598 amendements présenté en commission. Le dossier comprend les interventions en faveur des secteurs agricoles, la création d’un secteur des protéines, des règles sur le chanvre, la possibilité de fixer des normes de commercialisation ainsi que la disponibilité de l’approvisionnement en situation d’urgence et de crise grave. Sargiacomo a ouvert la discussion en soulignant la nécessité de revenus plus stables pour les agriculteurs et d’instruments de réaction plus rapides.
Buda a également demandé des mécanismes d’alerte précoce utilisant la collecte et l’analyse de données sur la chaîne alimentaire afin d’anticiper les problèmes. Il a soutenu que les agriculteurs devaient recevoir des informations sur les risques imminents et que les mesures préventives pouvaient renforcer la résilience de la production. Dans la même intervention, il a défendu les réserves stratégiques et le rôle de l’intervention publique, dans le contexte des difficultés provoquées par le changement climatique.
Sargiacomo a insisté sur les instruments susceptibles de limiter à la fois les baisses et les hausses excessives des prix, ainsi que sur le déclenchement plus rapide de la réaction aux crises. Il a mentionné des divergences entre les amendements concernant le nombre d’États qui pourraient demander une discussion avec la Commission et a réclamé des mécanismes suffisamment clairs pour pouvoir être utilisés à temps. Le rapporteur a également défendu une coordination européenne des réserves, dans le respect des compétences nationales.
La Commission a expliqué que sa proposition prévoit des plans nationaux de sécurité alimentaire et la possibilité pour les États de constituer des réserves de produits agricoles. Elle a souligné que la décision concernant ces réserves devait rester au niveau national et que la contribution européenne devait consister à coordonner la préparation. Cette approche a été présentée comme une réponse à la nécessité de mieux gérer les perturbations majeures de l’approvisionnement.
Les limites de l’intervention publique ont donné lieu à une autre divergence d’approche. La Commission a défendu le maintien des instruments de marché comme mesures de sauvegarde dans des circonstances exceptionnelles et critiqué l’idée de déclencheurs automatiques ou d’une intervention publique permanente. La représentante de la DG AGRI a appelé à la prudence concernant le lien entre les seuils de référence et les coûts de production, leur actualisation automatique et l’obligation d’intervenir lorsque les prix passent sous ces seuils.
Selon la Commission, la gestion du marché doit permettre une évaluation individuelle de la situation et le choix de l’instrument approprié. Dans sa réponse, Sargiacomo a insisté sur la fréquence des crises climatiques, sanitaires et géopolitiques ainsi que sur la nécessité de mécanismes capables de réagir avant que les pertes ne s’accumulent. Le débat a ainsi mis en évidence des divergences sur le moment et la forme de l’intervention, en plus du soutien exprimé en faveur de la préparation et de la coordination.
Pour les interventions sectorielles, plusieurs députés ont demandé le maintien des instruments qui soutiennent les organisations de producteurs et leur adaptation aux particularités des secteurs. La Commission a défendu la simplification et le renforcement du lien entre ces interventions et le marché, tout en mettant en garde contre la réouverture d’accords législatifs récemment négociés. La prochaine étape parlementaire consiste à élaborer des compromis sur les amendements, y compris sur le programme scolaire ; la réunion n’a approuvé ni nouveau dispositif de repas chauds ni réforme des marchés agricoles.
https://2eu.brussels/ro/news/daniel-buda-cere-mese-calde-prin-programul-scolar-european-in-negocierile-pentru-reforma-pietelor-agricole
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L’eurodéputé Daniel Buda a demandé que les États membres puissent servir des repas chauds dans le cadre du programme scolaire européen, tout en maintenant le financement européen et en bénéficiant d’une plus grande flexibilité dans sa mise en œuvre. La proposition a été présentée lors du débat de la commission AGRI sur la réforme de l’organisation commune des marchés agricoles, au cours duquel le rapporteur Eric Sargiacomo a identifié l’élargissement de la gamme de produits distribués dans les écoles comme l’un des sujets d’un futur compromis.
En bref
Buda propose d’utiliser le programme scolaire pour servir des repas chauds. Il a lié la flexibilité accordée aux États à l’accès des enfants à la nourriture et à la valorisation des produits des agriculteurs.
Le rapporteur a inclus cette idée parmi les thèmes de négociation. Sargiacomo a explicitement mentionné la proposition de Buda ainsi que les discussions sur l’élargissement des produits distribués dans le cadre du programme.
La réforme est plus large que le programme scolaire. Près de 1 600 amendements portent notamment sur les interventions sectorielles, la préparation aux crises et les réserves de produits agricoles.
La Commission soutient la coordination de la préparation nationale. Les États élaboreraient des plans de sécurité alimentaire et pourraient constituer des réserves, tandis que l’UE coordonnerait les mesures.
Les repas chauds ne constituent pas un nouveau programme approuvé. Le débat n’a fixé ni budget supplémentaire, ni liste définitive de bénéficiaires, ni calendrier de mise en œuvre pour la proposition de Buda.
Buda, rapporteur fictif dans ce dossier, a présenté le programme scolaire comme une possibilité de soutenir simultanément l’alimentation des enfants et la vente des produits agricoles. Il a demandé la poursuite du financement européen et la liberté pour les États de servir des repas chauds dans les écoles. Dans son intervention, il a lié cette option au renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire et à la nécessité de marchés permettant de valoriser la production.
La discussion porte sur la réforme du programme européen destiné aux fruits, légumes et lait dans les écoles, incluse dans une révision plus large de l’organisation commune des marchés agricoles. Sargiacomo a indiqué que de nombreux amendements demandent le maintien d’un financement réservé au programme et la distribution de produits européens. Il a identifié l’élargissement de la gamme de produits et la proposition de Buda sur les repas comme des sujets sur lesquels les députés doivent parvenir à un accord.
La Commission européenne a soutenu l’objectif d’un programme plus simple et plus efficace. La représentante de la DG AGRI a expliqué que la proposition de la Commission donne la priorité aux produits de l’UE, soutient l’approvisionnement local et de saison, réduit les charges administratives et favorise des choix alimentaires plus sains pour les enfants. Elle s’est déclarée disposée à apporter des améliorations, à condition de préserver l’efficacité et les principaux objectifs du programme.
L’intervention de la Commission n’a pas défini la forme que pourraient prendre les repas chauds ni le financement d’une telle extension. La proposition de Buda reste incluse dans les négociations parlementaires. La réunion n’a fixé aucun critère définitif d’éligibilité pour les écoles ou les enfants et aucune date à partir de laquelle les États pourraient appliquer un nouveau dispositif de repas chauds financé de cette manière n’a été annoncée.
Le programme scolaire constitue l’un des volets d’une réforme ayant fait l’objet de 1 411 amendements, auxquels s’ajoutent les 187 amendements du rapporteur, soit un total de 1 598 amendements présenté en commission. Le dossier comprend les interventions en faveur des secteurs agricoles, la création d’un secteur des protéines, des règles sur le chanvre, la possibilité de fixer des normes de commercialisation ainsi que la disponibilité de l’approvisionnement en situation d’urgence et de crise grave. Sargiacomo a ouvert la discussion en soulignant la nécessité de revenus plus stables pour les agriculteurs et d’instruments de réaction plus rapides.
Buda a également demandé des mécanismes d’alerte précoce utilisant la collecte et l’analyse de données sur la chaîne alimentaire afin d’anticiper les problèmes. Il a soutenu que les agriculteurs devaient recevoir des informations sur les risques imminents et que les mesures préventives pouvaient renforcer la résilience de la production. Dans la même intervention, il a défendu les réserves stratégiques et le rôle de l’intervention publique, dans le contexte des difficultés provoquées par le changement climatique.
Sargiacomo a insisté sur les instruments susceptibles de limiter à la fois les baisses et les hausses excessives des prix, ainsi que sur le déclenchement plus rapide de la réaction aux crises. Il a mentionné des divergences entre les amendements concernant le nombre d’États qui pourraient demander une discussion avec la Commission et a réclamé des mécanismes suffisamment clairs pour pouvoir être utilisés à temps. Le rapporteur a également défendu une coordination européenne des réserves, dans le respect des compétences nationales.
La Commission a expliqué que sa proposition prévoit des plans nationaux de sécurité alimentaire et la possibilité pour les États de constituer des réserves de produits agricoles. Elle a souligné que la décision concernant ces réserves devait rester au niveau national et que la contribution européenne devait consister à coordonner la préparation. Cette approche a été présentée comme une réponse à la nécessité de mieux gérer les perturbations majeures de l’approvisionnement.
Les limites de l’intervention publique ont donné lieu à une autre divergence d’approche. La Commission a défendu le maintien des instruments de marché comme mesures de sauvegarde dans des circonstances exceptionnelles et critiqué l’idée de déclencheurs automatiques ou d’une intervention publique permanente. La représentante de la DG AGRI a appelé à la prudence concernant le lien entre les seuils de référence et les coûts de production, leur actualisation automatique et l’obligation d’intervenir lorsque les prix passent sous ces seuils.
Selon la Commission, la gestion du marché doit permettre une évaluation individuelle de la situation et le choix de l’instrument approprié. Dans sa réponse, Sargiacomo a insisté sur la fréquence des crises climatiques, sanitaires et géopolitiques ainsi que sur la nécessité de mécanismes capables de réagir avant que les pertes ne s’accumulent. Le débat a ainsi mis en évidence des divergences sur le moment et la forme de l’intervention, en plus du soutien exprimé en faveur de la préparation et de la coordination.
Pour les interventions sectorielles, plusieurs députés ont demandé le maintien des instruments qui soutiennent les organisations de producteurs et leur adaptation aux particularités des secteurs. La Commission a défendu la simplification et le renforcement du lien entre ces interventions et le marché, tout en mettant en garde contre la réouverture d’accords législatifs récemment négociés. La prochaine étape parlementaire consiste à élaborer des compromis sur les amendements, y compris sur le programme scolaire ; la réunion n’a approuvé ni nouveau dispositif de repas chauds ni réforme des marchés agricoles.
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