BAROMÈTRE Informat.ro - INSCOP Research - Édition VIII, mars 2026
Chapitre 8 : Intelligence artificielle
Selon le BAROMÈTRE Informat.ro – INSCOP Research, édition VIII, réalisé entre le 2 et le 6 mars 2026, un quart des Roumains affirment utiliser quotidiennement des plateformes, technologies ou applications basées sur l'intelligence artificielle.
Le BAROMÈTRE Informat.ro – INSCOP Research est un sondage d'opinion mensuel réalisé par INSCOP Research à la demande de la plateforme d'actualités Informat.ro en partenariat avec le think-tank Strategic Thinking Group.
Le BAROMÈTRE Informat.ro – INSCOP Research vise à attirer l'attention du public sur des thèmes d'intérêt afin de stimuler des conversations nationales sur divers sujets et des politiques publiques essentielles pour le présent et l'avenir de la Roumanie, en se basant sur l'opinion des Roumains en partenariat avec des centres de réflexion et des institutions académiques de renom. C'est une démarche par laquelle nous visons à contribuer à la consolidation de la démocratie par l'utilisation d'outils scientifiques et crédibles qui mettent en avant la voix des citoyens dans le débat public.
Méthodologie : Les données ont été collectées entre le 2 et le 6 mars 2026. Méthode de recherche : entretien par questionnaire. Les données ont été collectées par la méthode CATI (entretiens téléphoniques), le volume de l'échantillon simple, stratifié, étant de 1100 personnes, représentatif des catégories socio-démographiques significatives (sexe, âge, profession) pour la population non institutionnalisée de Roumanie, âgée de 18 ans et plus. L'erreur maximale admise des données est de ± 3%, avec un degré de confiance de 95%.
Présentation graphique des données est disponible à : BAROMÈTRE Informat.ro - INSCOP Research - Édition VIII, mars 2026 / Chapitre 8 : Intelligence artificielle
Remus Ștefureac – directeur INSCOP Research : « La Roumanie est structurée en deux mondes numériques distincts : une minorité urbaine, éduquée et active qui intègre les outils d'IA dans la vie quotidienne et une majorité qui reste complètement en dehors de cet écosystème. Le clivage d'âge est central : les jeunes non seulement utilisent plus fréquemment l'IA, mais la normalisent comme un outil quotidien, tandis que les personnes âgées la perçoivent comme une technologie lointaine, difficile à intégrer et potentiellement disruptive. De plus, la relation avec les outils d'IA est une relation d'utilité prudente, non de confiance, y compris parmi les utilisateurs actifs, où l'ouverture coexiste avec le scepticisme, ce qui indique une adoption encore fragile sur le plan culturel. Les craintes concernant la perte d'emploi se concentrent parmi les personnes plus âgées et vulnérables sur le plan socio-économique, suggérant que l'anxiété face à l'IA reflète plutôt l'insécurité existante qu'une évaluation directe des risques technologiques. »
Fréquence d'utilisation de l'IA
41,6 % des participants au sondage déclarent ne jamais utiliser de plateformes, technologies ou applications basées sur l'intelligence artificielle. 24,8 % affirment les utiliser quotidiennement, 17 % plusieurs fois par semaine, et 15,7 % plusieurs fois par mois. 0,9 % ne savent pas ou ne répondent pas.
Déclarent ne jamais utiliser de plateformes, technologies ou applications basées sur l'intelligence artificielle surtout : les électeurs du PSD, les personnes de plus de 60 ans, celles ayant une éducation primaire, les habitants des zones rurales. Utilisent quotidiennement l'intelligence artificielle en particulier : les électeurs de l'USR, les personnes âgées de 18 à 44 ans, celles ayant une éducation supérieure, les habitants de la capitale et des grandes villes. Les électeurs de l'USR, les personnes âgées de 18 à 44 ans, celles ayant une éducation supérieure, les habitants de la capitale et les employés du secteur privé utilisent l'IA plusieurs fois par semaine dans une proportion plus élevée que le reste de la population. En particulier, les jeunes de moins de 30 ans et les employés du secteur public utilisent l'intelligence artificielle plusieurs fois par mois.
Confiance dans les résultats et informations de l'IA
2,9 % des personnes interrogées déclarent avoir beaucoup confiance dans les informations ou résultats fournis par les systèmes d'intelligence artificielle. 21,4 % affirment avoir assez confiance, 44,1 % peu confiance, et 26,7 % n'ont aucune confiance. La proportion de non-réponses est de 4,9 %.
Ont confiance dans les informations ou résultats fournis par les systèmes d'intelligence artificielle surtout : les électeurs du PNL et de l'USR, les personnes âgées de 18 à 44 ans, celles ayant une éducation supérieure, les habitants de la capitale et les employés du secteur privé. N'ont pas confiance dans les informations ou résultats fournis par les systèmes d'intelligence artificielle en particulier : les électeurs du PNL et de l'AUR, les personnes de plus de 45 ans, celles ayant une éducation moyenne, les habitants des zones rurales et les employés du secteur public.
Perte d'emploi à cause de l'IA
19,1 % des Roumains se déclarent très inquiets de la perspective de perdre leur emploi à cause des plateformes d'intelligence artificielle. 14,6 % sont assez inquiets, 14,2 % peu inquiets, et 49,4 % très peu ou pas du tout inquiets. 2,7 % ne savent pas ou ne répondent pas.
Sont inquiets de la perspective de perdre leur emploi à cause des plateformes d'intelligence artificielle surtout : les électeurs de l'AUR, les personnes de plus de 60 ans, celles ayant une éducation primaire, les habitants des zones rurales. Les électeurs du PNL et de l'USR, les hommes, les personnes âgées de 18 à 44 ans, celles ayant une éducation supérieure, les habitants de la capitale et des grandes villes, utilisateurs d'IA sont les moins inquiets de la perspective de perdre leur emploi à cause des plateformes d'intelligence artificielle.
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