La vice-première ministre par intérim Oana Gheorghiu a critiqué dimanche soir le projet de l’AUR concernant les cérémonies dédiées au Drapeau national, inscrit à l’ordre du jour de la Chambre des députés. Elle a soutenu que l’amour de la patrie ne pouvait pas être obtenu par la contrainte et qu’un geste accompli par crainte d’une amende ou d’une enquête pénale ne constituait pas une preuve de patriotisme.
Le projet, adopté tacitement par le Sénat en 2023, oblige les responsables officiels présents à la cérémonie de la Journée du Drapeau à embrasser le drapeau, dans l’ordre protocolaire. Le refus pourrait être sanctionné d’une amende comprise entre 5 000 et 10 000 lei, tandis que l’absence à la cérémonie pourrait entraîner l’ouverture d’une enquête pénale pour abus de fonction.
La proposition prévoit également un rituel religieux explicite, avec une prière récitée par l’aumônier militaire ou le hiérarque ecclésiastique, ainsi que le baiser au drapeau après la bénédiction. Gheorghiu a affirmé que le texte introduisait une prière qui ne faisait pas partie de la tradition liturgique.
Le projet prévoit en outre des amendes pouvant atteindre 20 000 lei pour les médias qui ne diffusent pas 30 minutes de contenu consacré au drapeau, et pouvant atteindre 30 000 lei pour les autorités locales qui ne créent pas la « Place du Tricolore ». L’initiative est parvenue en séance plénière de la Chambre sans rapport des commissions compétentes.
Sources
Dernières actualités
23:49
23:24
23:17
23:02
22:59
Voir plus d’actualités