Le président Nicușor Dan a saisi la Cour constitutionnelle pour contester la loi qui introduit un Registre Unique Électronique des Maladies Transmissibles, considérant que la conservation des données médicales sans le droit à l'effacement constitue une ingérence dans la vie privée.
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Le président Nicușor Dan a annoncé qu'il avait saisi la Cour constitutionnelle concernant la loi qui approuve l'ordonnance d'urgence introduisant un nouveau Registre Unique Électronique des Maladies Transmissibles. Il considère que la conservation des données médicales et personnelles, y compris les diagnostics et l'historique des maladies, pour toute la vie d'une personne et encore 180 jours après, sans possibilité de demander leur suppression, représente une "ingérence disproportionnée" dans la vie privée, contraire à l'article 26 de la Constitution. Nicușor Dan souligne que la gestion des données sensibles par l'État nécessite des règles claires et des garanties contre les abus. De plus, il affirme que, bien que les applications numériques dans le domaine de la santé soient essentielles pour la prévention des maladies transmissibles, elles doivent respecter les limites constitutionnelles et protéger la vie privée et la dignité humaine. La loi contestée est critiquée pour l'utilisation de termes flous et pour le manque de distinction entre ceux qui rapportent les données et ceux qui peuvent y accéder.
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