Le président du PSD, Sorin Grindeanu, a déclaré vendredi que la première rectification budgétaire adoptée en urgence par le gouvernement Niculescu garantissait les fonds nécessaires au paiement des retraites jusqu’à la fin de l’année, au financement des médicaments et des hôpitaux, aux services sociaux et au règlement des dettes envers les entreprises roumaines.
Grindeanu a estimé que cette mesure devait réinjecter des liquidités dans l’économie, mais il a averti qu’une deuxième rectification était également nécessaire. Celle-ci est prévue pour la mi-novembre, après la publication des prévisions de la Commission européenne et des rapports de l’Institut national de la statistique.
Le dirigeant du PSD a demandé une analyse comparative du déficit budgétaire calculé selon la méthode de caisse et de celui calculé conformément à la méthodologie européenne ESA. Il a fait valoir qu’un déficit de caisse plus faible pouvait simplement traduire le report de certains paiements, et non une amélioration réelle de la situation financière de l’État.
Grindeanu a demandé au ministre des Finances de présenter l’ensemble des factures impayées, notamment celles concernant les congés maladie, les remboursements de TVA, les compensations dans le secteur de l’énergie et les travaux d’investissement. Il a cité les estimations selon lesquelles l’économie roumaine devrait reculer de 0,4 % en 2026, tandis que la production industrielle et le pouvoir d’achat du salaire moyen net diminueraient chacun de 3,3 %. Le président du PSD a affirmé que le parti œuvrait au passage de l’austérité à la relance économique.
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