Les élections législatives anticipées en Serbie ont été annoncées par Aleksandar Vučić à la fin du mois de septembre, après des pressions exercées par le mouvement étudiant. Il a déclaré qu’il signerait le décret de dissolution et de convocation officielle du scrutin et a annoncé qu’il démissionnerait de ses fonctions de président le 27 septembre afin de lancer sa campagne et de tenter de reprendre la direction du gouvernement.
La compétition a été alimentée par les protestations déclenchées après l’effondrement du toit de la gare de Novi Sad, en novembre 2024, une tragédie qui a fait 16 morts, sur fond d’accusations de corruption et de mauvaise gestion. Les étudiants ont demandé des enquêtes indépendantes et des réformes institutionnelles et, au cours de la campagne, ont déposé une liste de 250 candidats auprès de la Commission électorale de Belgrade ; parallèlement, les rassemblements organisés quelques jours avant le scrutin ont réuni des dizaines ou des centaines de milliers de participants à Belgrade.