La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a rejeté les spéculations concernant une éventuelle alliance avec des formations opposées au soutien militaire accordé à l’Ukraine, dans une interview accordée au quotidien Il Foglio. Ces déclarations interviennent avant le scrutin de l’année prochaine, alors que la progression dans les sondages de Roberto Vannacci, ancien général et homme politique d’extrême droite, pourrait compliquer les plans de la cheffe du gouvernement à Rome.
Meloni a déclaré qu’elle n’était pas disposée à changer ses convictions pour des raisons politiques ou électorales et que ceux qui recherchent un Premier ministre adaptant sa position en fonction du soutien des partis devraient se tourner vers quelqu’un d’autre. Elle a soutenu que le soutien à l’Ukraine n’avait pas été accordé « pour faire plaisir à Kiev », mais dans l’intérêt de l’Italie.
La Première ministre italienne a averti que Rome aurait à perdre dans un monde où les règles de la coexistence pacifique entre les États s’effondreraient et où prévaudrait « la loi du plus fort ». Meloni est récemment devenue la Première ministre au mandat le plus long de l’histoire de la République italienne.
Sa position est maintenue malgré les mécontentements internes. Selon Eurispes, 44 % des Italiens considèrent les dépenses de défense comme un fardeau pour le pays, tandis que 32,1 % les voient comme un investissement stratégique.
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