Le président du Parlement iranien et négociateur en chef de Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré dimanche 4 octobre que l’Iran ne rouvrira pas le détroit d’Ormuz tant que les États-Unis n’auront pas rempli les sept conditions formulées par la République islamique.
La déclaration a été faite lors d’une session parlementaire virtuelle et relayée par l’agence Tasnim. Qalibaf a affirmé que la position de Téhéran était « claire et ferme » et que l’Iran avait reçu, par l’intermédiaire de médiateurs, une nouvelle proposition de Washington.
Le responsable parlementaire iranien a soutenu que son pays ne céderait ni aux pressions économiques ni aux menaces militaires et qu’il fondait ses décisions sur les actions concrètes des États-Unis, et non sur des déclarations jugées contradictoires. « Nous combattons et négocions en même temps », a déclaré Qalibaf.
Les tensions se sont intensifiées après que le président américain Donald Trump a rejeté le plan de l’Iran concernant la réouverture temporaire de la route maritime. Le gouvernement de Téhéran a ensuite confirmé avoir reçu des propositions américaines transmises par l’intermédiaire du Qatar.
Les conditions de l’Iran comprennent la fin des hostilités au Moyen-Orient, la levée du blocus naval et des sanctions visant le pétrole iranien, ainsi que le déblocage des fonds du pays. Le mémorandum d’Islamabad, négocié en juin avec une médiation pakistanaise, a été compromis après des accusations concernant des attaques contre des navires et des frappes américaines dans le sud de l’Iran.
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