Les victimes des attentats djihadistes du 13 novembre 2015 en France sont confrontées à la perspective d’une libération anticipée en Belgique de Mohamed Bakkali, condamné pour son rôle logistique dans les attaques qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.
Bakkali, un ressortissant belge âgé de 39 ans, a été condamné à Paris, en juin 2022, à 30 ans de prison. Il a loué des planques et des véhicules et recherché des armes pour les auteurs des attentats revendiqués par le groupe État islamique. Incarcéré depuis novembre 2015, le condamné est éligible en Belgique au placement sous surveillance électronique depuis août 2023 et a déjà déposé des demandes de libération conditionnelle. Il a également obtenu de brèves permissions de sortie de prison.
La situation suscite l’indignation des victimes, car la peine prononcée en France prévoit une période de sûreté des deux tiers, ce qui exclurait théoriquement toute libération conditionnelle avant décembre 2030. « Il y a un sentiment de trahison », a déclaré Arthur Dénouveaux, ancien président de l’association Life for Paris.
Le tribunal de l’application des peines de Bruxelles examinera à nouveau les demandes de Bakkali le 29 septembre. Environ 3 000 parties civiles ont été contactées et peuvent transmettre leurs observations concernant les conditions d’une éventuelle libération. Le parquet de Bruxelles a annoncé qu’il s’opposait, à ce stade, à la fois à la libération conditionnelle et au placement sous surveillance électronique.
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