Les autorités russes de Moscou et de la région voisine auraient délibérément omis d’alerter la population pendant l’attaque record de drones du 20 septembre, afin de ne pas affecter la participation aux « élections » à la Douma d’État, selon une évaluation de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), citée par RBC-Ukraine.
Lors de la dernière journée de vote, les sirènes d’alarme n’ont pas été déclenchées et aucun SMS concernant la menace aérienne n’a été envoyé, alors que de telles alertes avaient auparavant été émises, y compris lors d’attaques de moindre ampleur.
Les autorités ont toutefois restreint les communications mobiles, l’une des mesures habituellement utilisées dans de telles situations, sans fournir d’explication officielle. Des habitants se sont plaints sur la chaîne Telegram du gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, mais la section des commentaires a ensuite été fermée.
L’ISW estime que les autorités ont fait passer la participation électorale avant la sécurité de la population. Les attaques ont visé des infrastructures pétrolières et logistiques, et non des bureaux de vote. L’Ukraine a confirmé que la raffinerie de Moscou avait été touchée, provoquant des incendies.
Sources
Dernières actualités
12:16
12:06
11:58
11:47
11:23
Voir plus d’actualités