Le Kremlin a confirmé lundi 14 septembre que l’armée russe avait attaqué dimanche, à l’aide de drones, un train de passagers se trouvant dans l’ouest de l’Ukraine, à environ deux kilomètres de la frontière polonaise. Le porte-parole Dmitri Peskov a soutenu que l’opération s’était déroulée sur le territoire ukrainien et que l’armée russe poursuivrait ses missions dans ce pays.
Selon la compagnie ferroviaire Ukrzaliznytsia, le drone a frappé la locomotive du train qui circulait sur la ligne Kiev-Varsovie. Le convoi transportait plus de 200 personnes, mais personne n’a été blessé, l’équipage ayant été averti à temps. Le ministère russe de la Défense a affirmé que l’attaque visait l’infrastructure ferroviaire utilisée pour le transport d’armes européennes vers l’Ukraine.
L’attaque a eu lieu dans le contexte de frappes russes à proximité de la frontière polonaise, notamment contre une station-service près du point de passage de Dorohusk-Iagodzin. Le Premier ministre Donald Tusk a annoncé des mesures visant à renforcer la sécurité et a averti que l’escalade pourrait affecter le territoire de la Pologne.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a décrit l’attaque comme un message adressé à l’Occident et a demandé aux partenaires de l’Ukraine de ne pas se laisser intimider. Kiev soupçonne que Moscou cherchait à viser un train transportant des responsables européens, après qu’un autre convoi de la même ligne avait transporté Boris Johnson et plusieurs responsables européens.
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