Contexte : la Russie a déjà été accusée d’ingérences et de cyberattaques autour des élections, et certaines opérations en ligne ont été perturbées
Avant les avertissements du Congrès, les autorités russes ont rapporté que, le deuxième jour des élections législatives, les systèmes de vote en ligne de Moscou et les lignes de communication de plusieurs régions avaient été visés ; les responsables ont déclaré que les tentatives avaient été bloquées et que les services touchés avaient été rétablis. Parallèlement, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé l’Occident d’essayer de s’ingérer dans le scrutin, tandis que le groupe de hackers CikLeak a annoncé avoir compromis les serveurs de la Commission électorale centrale et de certains sous-traitants impliqués dans le système de vote électronique à distance.
Dans le même temps, un rapport destiné au Congrès américain décrivait une campagne russe de « guerre hybride » en Europe — comprenant notamment du sabotage, des cyberattaques et des ingérences politiques — et mentionnait la Roumanie parmi les six pays visés afin de déstabiliser le soutien à l’Ukraine.
Séparément, lors d’une autre série de tensions liées aux infrastructures numériques, des attaques contre certains centres de données russes utilisés par Yandex auraient réduit de plus de 99 % l’activité des bots connectés à cette infrastructure, les effets ayant été observés sur les réseaux sociaux aux États-Unis et en Europe, où moins de réactions favorables aux conservateurs et à Trump ont été signalées.