La Russie pourrait respecter un cessez-le-feu d’une journée en Ukraine pour permettre la tenue de l’élection présidentielle, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l’AFP. Cette annonce intervient après que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé une trêve de 60 jours, nécessaire pour organiser le scrutin dans des conditions sûres.
Peskov a précisé que, si Kiev souhaite réellement organiser des élections, le président russe Vladimir Poutine, en sa qualité de commandant en chef des armées, pourrait ordonner que l’Ukraine ne soit pas attaquée le jour du vote. Cette déclaration témoigne d’une disponibilité limitée, conditionnée à la tenue effective des élections, et non d’un accord en faveur d’un cessez-le-feu général.
La position du Kremlin contraste avec les déclarations du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Celui-ci a déclaré que Zelensky « ne méritait pas » de pause pour organiser les élections et que Moscou n’avait pas l’intention de se laisser convaincre une nouvelle fois par des promesses ou des assurances.
La proposition de Zelensky a été formulée après que le président américain Donald Trump a demandé le changement de dirigeant à Kiev. Trump a reproché à Zelensky de poursuivre les attaques contre les raffineries russes et de ne pas vouloir conclure un accord de paix avec la Russie. Le Kremlin affirme parallèlement rechercher un accord de paix global.
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