La Hongrie commencera, le 4 novembre, à publier en ligne des dizaines de milliers de dossiers de la police communiste, dans le cadre d’une initiative destinée à marquer le 70e anniversaire de l’insurrection antisoviétique de 1956 et à offrir à la société un accès complet à son propre passé totalitaire.
Les documents, actuellement conservés dans les archives historiques de la sûreté de l’État, pourront être consultés par toute personne, et pas seulement par les chercheurs. La base de données permettra de rechercher les noms des informateurs et des collaborateurs des anciens services de sécurité. La publication se déroulera en deux étapes, à partir de la date à laquelle les chars soviétiques sont entrés à Budapest, le 4 novembre 1956, pour réprimer l’insurrection commencée le 23 octobre.
Le Parlement hongrois a adopté en septembre la loi qui encadre la déclassification. Jusqu’à présent, les citoyens ne pouvaient demander l’accès qu’à leurs propres dossiers ou à ceux de leurs proches. Les archives estiment que les documents contiennent des informations sur environ 50 000 à 60 000 collaborateurs, recrutés parfois par le chantage, les menaces ou des récompenses.
Les dossiers décrivent la surveillance d’amis, de proches, de voisins et de collègues, ainsi que les méthodes utilisées dans les appartements clandestins de Budapest. Certaines informations sensibles, notamment les données relatives à la santé, aux dépendances ou à l’orientation sexuelle, seront censurées. La Hongrie affirme que cette mesure garantira un niveau de transparence sans précédent dans l’ancien bloc communiste d’Europe de l’Est.
,Sources
Dernières actualités
07:54
07:53
07:52
07:41
07:35
Voir plus d’actualités