L’Agence française du médicament (ANSM) enverra, à partir du 14 septembre, des courriers personnalisés à environ 1,6 million de femmes ayant reçu des ordonnances remboursées de désogestrel à 75 microgrammes, afin de les informer d’un risque rare, mais documenté, de méningiome associé à l’utilisation prolongée du contraceptif.
La campagne s’adresse également à plus de 90 000 professionnels de santé. La mesure s’appuie sur une étude Epi-phare, réalisée par l’ANSM et la Caisse nationale de l’Assurance maladie française, qui a analysé les données de 8 391 femmes opérées d’un méningiome entre 2020 et 2023.
L’étude n’a pas identifié d’augmentation du risque avec le lévonorgestrel, mais a constaté une hausse faible, mais significative, chez les femmes de plus de 45 ans ayant utilisé du désogestrel sur une longue période. Le risque augmente après cinq ans de traitement et double après sept ans.
L’ANSM précise que le risque est bien plus faible qu’avec d’autres progestatifs, comme l’acétate de cyprotérone. Il est conseillé aux femmes de consulter un médecin en cas de maux de tête persistants, de troubles de la vision, de problèmes d’équilibre ou de convulsions. Le risque épidémiologique disparaît environ un an après l’arrêt du traitement, mais un méningiome déjà existant ne disparaît pas automatiquement.
هاregressSources
Dernières actualités
22:56
22:47
22:28
21:57
21:23
Voir plus d’actualités