La cérémonie d'investiture de Samia Suluhu Hassan en tant que présidente de la Tanzanie a été déplacée au Palais d'État, où l'accès du public ne sera pas autorisé, à la suite de manifestations violentes et d'une interruption d'internet qui ont marqué les récentes élections. Bien que la Commission électorale l'ait déclarée gagnante avec 98 % des voix, l'opposition, représentée par le parti Chadema, a dénoncé les élections comme une 'farce' et a demandé l'organisation de nouvelles élections.
Des sources diplomatiques ont rapporté des centaines de morts dans les hôpitaux, et la police locale utiliserait l'interruption d'internet pour traquer les leaders de l'opposition. Dans ce contexte, les écoles et universités sont restées fermées, et les transports publics ont été suspendus. Chadema a demandé à l'ONU et à la CPI de mener des enquêtes indépendantes sur les meurtres présumés. Samia Suluhu Hassan, du parti Chama Cha Mapinduzi (CCM), est entrée en élections sans réelle concurrence, après que le leader de Chadema a été emprisonné et qu'un autre candidat a été disqualifié.