Kaja Kallas, chef de la diplomatie de l'Union européenne, a remis en question les arguments de Washington pour l'imposition de nouveaux tarifs sur les produits européens, affirmant vendredi que les accusations concernant les lacunes du bloc communautaire en matière de travail forcé sont infondées, rapporte Reuters.
Lors des réunions de l'ASEAN à Manille, Kallas a souligné que la législation de l'UE sur le travail offre des conditions favorables aux employés, y compris des congés payés, et a contesté les accusations de mise en œuvre laxiste des interdictions concernant le travail forcé.
« Si nous comparons notre législation du travail à celle des États-Unis... eh bien, nous avons des congés payés, nous avons de très bonnes conditions de travail pour les employés, donc l'accusation n'est pas vraiment fondée », a-t-elle ajouté.
L'administration Trump a imposé ces tarifs sur fond d'expiration d'un tarif global temporaire, et Kallas a mentionné que l'UE ne s'attendait pas à une telle action.
Elle a également souligné que l'UE demandera des clarifications à Washington, étant donné que le bloc communautaire a respecté ses engagements dans un accord commercial récent.
Ces tarifs représentent la plus récente tentative de mettre en pratique la vision de la campagne du président Donald Trump concernant un tarif presque global, après que la Cour suprême des États-Unis a annulé, au début de cette année, les tarifs « réciproques » imposés par celui-ci sur la base de prérogatives d'urgence, dans une tentative de réduire le déficit commercial des États-Unis.
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