Les Israéliens sont appelés aux urnes mardi pour les premières élections nationales organisées depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et les guerres menées par la suite à Gaza, au Liban et en Iran. Le scrutin ne déterminera pas seulement si Benjamin Netanyahu reste Premier ministre, mais aussi l’orientation politique, militaire et diplomatique du pays.
Netanyahu, le Premier ministre israélien au plus long mandat, se présente sous l’étiquette du parti Likoud et tente de préserver sa coalition, formée de partis de droite, d’extrême droite et de formations ultraorthodoxes. Son principal adversaire est Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major, dont le parti centriste Yashar arrive en tête dans certains sondages.
Aucun des deux camps ne devrait obtenir la majorité de 61 sièges nécessaire à la formation du gouvernement à la Knesset, qui compte 120 sièges. Le résultat pourrait dépendre des petits partis, de la participation des électeurs arabes et des formations qui ne franchiront pas le seuil électoral de 3,25 %.
Les électeurs se préoccupent de la sécurité, de la responsabilité dans l’échec du 7 octobre, du recrutement des ultraorthodoxes et du coût de la vie. Sur le plan extérieur, le scrutin pourrait influencer la politique à l’égard des Palestiniens ainsi que les relations d’Israël avec les États-Unis et l’Europe. Après l’annonce des résultats, les négociations en vue de former une coalition pourraient durer des semaines, voire des mois.
שעלSources
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