La Fédération « Solidaritatea Sanitară » a demandé lundi au ministre du Travail, Florin Manole, d’entamer les négociations sur la nouvelle loi salariale et d’établir un calendrier des discussions. Les syndicalistes demandent que la future loi n’entraîne pas de baisse des revenus des salariés du secteur de la santé, qu’elle prévoie des augmentations réelles et qu’elle soit assortie d’une source de financement dûment démontrée.
L’organisation demande également la négociation d’une nouvelle convention collective au niveau du secteur de la santé, après l’expiration de la précédente, le 12 septembre 2026. Le document transmis au ministère contient des propositions concernant le calcul des revenus, la transparence salariale, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes ainsi que le renforcement du dialogue social.
La Fédération estime que le projet de loi élaboré en août aurait pu réduire les revenus d’environ 5 % des salariés, dans le scénario de risque maximal. Dans le même temps, 92 % des salariés auraient perdu, au moins temporairement, une augmentation réelle de leurs revenus prévue pour le 1er janvier 2027.
Les syndicalistes s’opposent également à la séparation des services d’ambulance et de transport sanitaire dans un secteur distinct de négociation collective, considérant que cette mesure fragmenterait les droits des salariés. Parmi les autres revendications figurent la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale, le rétablissement d’une convention collective unique au niveau national et la création du Comité sectoriel de la santé. La Fédération propose également d’analyser l’impact de l’intelligence artificielle sur les professions médicales.
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