Le ministre du Travail, Florin Manole, appelle les syndicats et le patronat à engager un dialogue équilibré sur l’augmentation du salaire minimum, alors que les syndicats demandent qu’il passe de 4 325 à 5 000 lei. Le patronat s’est déclaré mécontent de cette proposition, tandis que le ministre estime que le contexte actuel impose la concertation et les arguments, plutôt que des positions inflexibles.
Dans une interview accordée au journal Libertatea, Florin Manole a déclaré que le patronat avait également critiqué les hausses du salaire minimum à l’époque où la Roumanie enregistrait une croissance économique de 7,9 %. Il a affirmé que les avertissements formulés alors concernant d’éventuels effets négatifs sur le marché du travail reposaient soit sur des calculs erronés, soit sur de la mauvaise foi.
Le ministre a souligné que la décision devait être discutée au sein du Comité tripartite, avec la participation des syndicats, du patronat et des autorités. Il a appelé à la présence de partenaires sociaux de bonne foi, qui tiennent compte de l’intérêt public et de la situation économique actuelle.
Manole a rappelé que la Roumanie dispose déjà d’une législation sur la prévisibilité de l’évolution du salaire minimum, fondée sur des indicateurs macroéconomiques, ainsi que d’une directive européenne dans ce domaine. Même si la situation actuelle est exceptionnelle, le ministre estime que les autorités doivent revenir dès que possible à l’application du cadre légal.
Contexte : Consultations sur le salaire minimum
Avant la position actuelle du ministre Florin Manole, les représentants du Bloc national syndical ont annoncé que l’augmentation du salaire minimum devait être examinée dans le cadre du Conseil national tripartite pour le dialogue social, instance dont la convocation est prévue dans les prochains jours. Cette annonce est intervenue après des discussions entre les syndicats et le Premier ministre Luca Niculescu, avec la précision que le sujet serait abordé sur la base de données et de chiffres, à partir de la proposition du ministère du Travail.