Contexte : le gouvernement et les agences de notation ont conditionné le maintien de la notation à la consolidation budgétaire et à la stabilité politique
Le cabinet Bolojan s’était fixé dans son programme gouvernemental l’objectif de réduire le déficit de 9,3 % du PIB (2024) à moins de 3 % d’ici 2030, en limitant les dépenses, en luttant contre la fraude fiscale et en améliorant le recouvrement. Parmi les mesures annoncées figuraient la fusion des agences ayant des compétences similaires, le pourvoi sélectif des postes vacants et la centralisation des achats publics, avec pour objectif de réduire les dépenses de personnel (de 9,3 % du PIB en 2024 à 7,9 % en 2031) et de maintenir l’aide sociale sous le plafond de 12,2 % du PIB.
Par ailleurs, Fitch avait averti que la Roumanie risquait de perdre son statut investment grade (« junk ») si elle ne réduisait pas son déficit et ne surmontait pas la crise politique, une réévaluation étant prévue pour janvier 2027. Dans le même temps, le ministre intérimaire des Finances, Alexandru Nazare, indiquait que la réduction du déficit de trésorerie à 42 milliards de lei au premier semestre 2026 et l’estimation d’un déficit de 5,9 % du PIB avaient contribué au maintien de la note, mais que des évaluations ultérieures (notamment par Moody’s) étaient prévues et qu’une continuité des réformes était nécessaire.