ROMATSA a été notifiée par EUROCONTROL concernant l'établissement, à partir du 30 juin 2026, d'une mesure de saisie conservatoire-exécutoire dans le cadre d'une procédure d'exécution forcée initiée par la société Pfizer Romania SRL contre l'État roumain. La société précise qu'elle a été contactée par un cabinet d'avocats en Belgique qui a assisté l'institution dans des situations similaires, en vue d'examiner les options légales disponibles, y compris la possibilité de suspendre l'exécution de la mesure ordonnée.
« Concernant la notification reçue de EUROCONTROL dans le cadre d'une procédure d'exécution forcée contre l'État roumain, l'Administration Autonome "Administration Roumaine des Services de Trafic Aérien" – ROMATSA a été notifiée par EUROCONTROL concernant l'établissement, à partir du 30 juin 2026, d'une mesure de saisie conservatoire-exécutoire dans le cadre d'une procédure d'exécution forcée initiée par la société Pfizer Romania SRL contre l'État roumain, pour un montant total de 3.419.721.100,56 RON (principal et intérêts), auquel s'ajoutent des frais de recouvrement de 18.564.777,07 EUR.
À ce jour, les services de navigation aérienne fournis par ROMATSA se déroulent dans des conditions normales, sans aucun impact sur la sécurité, la continuité ou la qualité des services de trafic aérien.
La notification transmise par EUROCONTROL vise à mettre en œuvre les obligations qui incombent à cette organisation en tant que pays saisi, conformément aux procédures légales applicables, et concerne les sommes que EUROCONTROL collecte pour la fourniture, par ROMATSA, des services de navigation aérienne de route.
En vertu de cette notification, EUROCONTROL a l'obligation légale de déclarer, dans un délai de 15 jours, les sommes dues ou à percevoir par l'État roumain et de les rendre temporairement indisponibles, lui étant interdit d'effectuer des paiements à toute autre personne que le demandeur de la saisie, jusqu'à la résolution du litige.
Nous précisons que ROMATSA n'est pas et n'a pas été partie à cette procédure ou au litige qui l'a générée, celle-ci étant dirigée exclusivement contre l'État roumain.
La notification reçue représente une étape procédurale d'une exécution forcée qui concerne l'État, et non l'administration, dont les revenus sont cependant affectés. C'est la troisième situation de ce type à laquelle ROMATSA est confrontée par le biais du mécanisme de recouvrement administré par EUROCONTROL, après les précédents enregistrés dans l'affaire Micula, en 2015 et 2019.
Dans ce contexte, ROMATSA a immédiatement pris toutes les mesures nécessaires pour protéger les intérêts de l'institution et clarifier les implications juridiques et opérationnelles de cette notification. Un cabinet d'avocats en Belgique qui a assisté l'institution dans les précédents mentionnés a été contacté, en vue d'examiner les options légales disponibles, y compris la possibilité de suspendre l'exécution de la mesure ordonnée.
De plus, ROMATSA a informé d'urgence le Ministère des Transports et des Infrastructures et le Ministère des Finances, avec lesquels elle est en contact permanent pour coordonner les démarches institutionnelles, et une réunion technique avec les représentants d'EUROCONTROL – Central Route Charges Office (CRCO) est prévue dans un avenir proche. Actuellement, toutes les conséquences juridiques et financières de cette situation sont analysées, en collaboration avec les autorités compétentes et avec l'assistance juridique spécialisée.
ROMATSA fournira des informations supplémentaires au fur et à mesure que la situation enregistrera des évolutions pertinentes », indique un communiqué de ROMATSA.
Sources
Dernières actualités
22:58
22:42
22:30
22:18
21:57
Voir plus d’actualités