Rheinmetall n’a pas encore livré les deux premiers systèmes antiaériens modernisés destinés à l’Armée roumaine, bien que l’échéance contractuelle, fixée au 15 avril 2026, soit dépassée. L’entreprise allemande paie des pénalités de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour chaque jour de retard, a déclaré le ministre intérimaire de la Défense, Radu Miruță, sur Antena 3 CNN.
Le contrat prévoit l’acquisition de quatre systèmes, chacun ayant son propre délai de livraison, et les pénalités sont calculées séparément pour chaque équipement. Le ministre a précisé que la Roumanie applique strictement les dispositions contractuelles et que les sanctions financières visent à faire pression sur le fournisseur afin qu’il respecte les engagements pris.
Les deux premiers systèmes n’ont pas passé les tests de réception, certains sous-systèmes ayant été déclarés non conformes. Rheinmetall a invoqué des problèmes techniques et des difficultés d’approvisionnement et s’est engagée à remplacer les composants. L’entreprise avait indiqué le mois de septembre comme nouvelle échéance de livraison, mais le ministre estime que celle-ci ne semble plus réaliste.
Le contrat a une valeur totale de 328 millions d’euros. Les systèmes devraient permettre d’intercepter des drones, des missiles et des projectiles de petite taille. En attendant la livraison, la Roumanie s’appuie sur le système américain MEROPS, les canons Gepard ainsi que le réseau de capteurs et de radars, tandis que le ministère de la Défense prépare de nouvelles acquisitions antidrones dans le cadre du programme européen SAFE.
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