La ministre par intérim de l’Environnement, Diana Buzoianu, a demandé jeudi aux préfectures d’Ilfov et de Bucarest d’instaurer l’état d’alerte dans la zone de Sintești, touchée par des brûlages illégaux de déchets. Cette mesure permettrait d’activer des mécanismes d’intervention rapide, de mettre en place des contrôles et d’assurer une surveillance permanente, 24 heures sur 24.
Sintești compte quatre points d’accès, et la ministre a demandé des contrôles des transporteurs et du trajet des déchets, avec la participation de la police, de la Garde environnementale, des mairies et de la police locale. Buzoianu a également demandé aux autorités d’affecter du personnel à la surveillance de la zone et de vérifier les flux financiers ainsi que les documents liés à cette activité.
La ministre affirme que ces brûlages exposent quotidiennement des millions d’habitants de Bucarest et d’Ilfov à des particules toxiques et soutient que le phénomène est orchestré par des réseaux qui réalisent des gains de plusieurs dizaines de millions de lei par an. Elle a précisé que les émissions de PM10 issues de la combustion de certains déchets pouvaient être jusqu’à 40 fois supérieures à celles provenant de la combustion du bois.
Parallèlement, le ministère de l’Environnement prépare un projet de décision gouvernementale qui limiterait à 500 kilogrammes par an la quantité de métaux ou d’équipements électroniques qu’une personne physique peut remettre aux collecteurs.
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