La centrale nucléaire de Cernavodă pourrait rester à l’arrêt en novembre 2026 également, en raison du faible débit du Danube, qui ne permet pas de refroidir les réacteurs dans des conditions de sécurité. La Roumanie est ainsi confrontée à un déficit majeur de production et pourrait être contrainte d’acheter de l’énergie à des prix élevés sur les marchés étrangers.
L’unité 1 a été arrêtée le 28 juillet, et l’unité 2 le 13 août, dans un contexte de sécheresse prolongée. Les prévisions hydrologiques n’indiquent pas un niveau d’eau suffisant pour redémarrer les réacteurs au mois de novembre. Parallèlement, la production hydroélectrique et photovoltaïque est affectée par l’absence de précipitations et le raccourcissement des journées.
Le gouvernement entend prolonger jusqu’au 30 novembre les mesures spéciales visant Transelectrica. L’opérateur pourra limiter la consommation des grands consommateurs industriels et suspendre les exportations durant les périodes de déficit aigu.
Aux heures de pointe, la consommation nationale peut atteindre 8 500 MW, tandis que la production intérieure ne couvrira pas les besoins. Les importations sont également compliquées par l’arrêt de certaines capacités nucléaires en Bulgarie, en Hongrie et en République tchèque. Les coûts d’équilibrage et d’achat pourraient être répercutés sur les factures des consommateurs pendant la saison froide.
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